Enquête terrain

La révolution des bureaux

Après de nombreuses interviews réalisées par l’équipe d’Imagin’office pour acquérir une connaissance approfondie des besoins de nos clients, l’équipe Imagin’office a le plaisir de vous livrer les résultats de notre enquête.  

 
Des besoins de solutions clés en main et flexibles pour les start-ups de moins de 30 salariés  

Sans aucune visibilité sur les mois voire les années à venir, le principal enjeu pour les start-ups est de pouvoir s’adapter à des évolutions rapides d’effectifs. L’immobilier statique d’aujourd’hui ne correspond donc plus au besoin de flexibilité de ces jeunes entreprises en perpétuelle évolution qui s’orientent plus aisément vers des espaces plus flexibles et modulables tels que les espaces de coworking.   

En moyenne, 9 start-ups sur 10 échouent et dans ce contexte, ces petites structures en pleine croissance ne peuvent se permettre de perdre du temps sur des problématiques de déménagement ou de facility management. Elles doivent pouvoir changer de lieux de travail facilement et s’y installer aussi rapidement. Les bureaux clés en main, appelés bureaux « plug and play » répondent en grande partie à ces besoins sur le court terme.

 
Des besoins d’espaces privatisés à l’image de la culture d’entreprise pour des start-ups allant de 30 à 50 salariés  

Alors que les start-ups de plus petite taille recherchent une totale flexibilité grâce à des solutions de bureaux partagés clés en main, les structures de plus grosse taille ont besoin de solutions hybrides mêlant bureaux privatisés et zones tampons plus flexibles. En effet, dans des phases de fort développement, ces petites PME ont des enjeux de recrutement et de levées de fonds importantes pour encourager leur croissance. Pour répondre à leurs enjeux, des bureaux privatisés à l’image de la culture de l’entreprise sont nécessaires pour attirer les bons talents et refléter une certaine stabilité qui rassurera les investisseurs. Des zones tampons restent tout de même essentielles pour conserver une certaine agilité et pallier des évolutions d’effectifs importantes.   

 
Des besoins d’espaces de travail en flex office décentralisés des sièges sociaux pour les grands comptes  

Alors que la tendance était à la centralisation, on observe aujourd’hui avec la mise en place du télétravail une nouvelle façon de travailler démultipliée et en dehors des sièges sociaux. De plus en plus d’entreprises du CAC 40 aux sièges sociaux situés à l’extérieur de Paris, réservent des postes en flex office sur des plateaux projets en plein centre-ville. L’objectif est de pouvoir proposer une alternative à leurs salariés, faciliter leurs mobilités et attirer les talents tout en limitant les coûts inhérents à une structure plus grande en plein Paris. Ces postes peuvent aussi bien se trouver dans des espaces de coworking comme dans des cafés, des restaurants ou des lobbies d’hôtel. Nous constatons le passage d’un modèle de bureaux privatifs, fixes et centralisés à un modèle d’open space en flex office adapté aux nomades.   

 

Finalement, alors que l’espace de travail était un sujet réservé aux directions immobilières, il est indéniable que ces questions sont aujourd’hui au cœur de problématiques plus larges de l’entreprise. A cela s’ajoutent les contraintes imposées par le régime juridique du bail commercial qui seul, ne peut répondre à l’enjeu de ces modes de travail, laissant ainsi apparaître de nouveaux acteurs et de nouvelles offres de bureaux sur un marché de l’immobilier en pleine mutation.

 

 

  

 

Catégorie : Coworking